Atelier Kolam, Donner vie à Ganesha, tout vous réussira.

Posted by Chantal Jumel

Ganesh on water

Samedi 18 octobre à 14h

Atelier Kolam (à partir de 8 ans)
Informations pratiques
Durée : 2h/Tarif adulte: 12€ /Tarif enfant : 6.30€
Réservation obligatoire: resa@guimet.fr ou 01 56 52 53 45.
R.-V. : musée Guimet, salle des lotus, niveau rez-de-jardin.
N.B. : pour garder un souvenir de votre kolam, apportez votre appareil photo.

http://www.guimet.fr/fr/activites-culturelles/familles/atelier-kolam–donner-vie-a-ganesa-tout-vous-reussira-

Librairie Kailash, salon du livre “Asiatica”

Posted by Chantal Jumel

15 juin à 16h30, à la librairie Kailash à Paris, présentation, démonstration et signature de mon deuxième ouvrage “Voyage dans l’imaginaire indien, kolam, dessins éphémères des femmes tamoules.”  dans le cadre de  “Asiatica”, premier salon à réunir des éditeurs indépendants et des ouvrages relatifs à l’Asie.

Paysage urbain éphémère

Posted by Chantal Jumel

Dans le cadre du festival Photo les ” Transphotographiques ” 2014 au TriPostal de Lille, j’ai réalisé une création visuelle éphémère d’après une photographie de Frédéric Delangle. Une création de poudres végétales et minérales inspirée par les arts graphiques appelés Kôlam et Kalam.

SaRiGaMaPaDhaNiSa

Posted by Chantal Jumel

Pour la Nuit des Musées, du 15 mai au 17, le MúSIC, Musée des instruments Céret accueille une création visuelle en poudres végétales et minérales autour des notes de la gamme indienne et de leur association symbolique avec des couleurs et des cris d’animaux. Une création éphémère inspirée par l’art rituel des kolam et kalam, des peintures réalisées à même le sol en Inde du Sud.

« Sa-ri-ga-ma-pa-dha-ni-sa » sont les sept notes majeures ou « sapta svara » de la gamme indienne et ne sont pas de hauteur absolue. Les diminutifs correspondent à des mots sanskrits  et selon certaines théories, chacune des notes est associée à des cris d’animaux:  Sa (shadjam),  le braillement du paon. Ri (rishabham),  le meuglement du taureau. Ga (gaandhaaram),  Le bêlement de la chèvre. Ma (madhyamam),  le craquètement de la grue. Pa (panchamam),  le chant du coucou. Da(dhaivatam), le hennissement du cheval.  Ni (nishaadham), le barrissement de l’éléphant.

Chantal

Echanges

Mandana, peintures de sol des femmes du Rajasthan..

Posted by Chantal Jumel

Je suis loin des terres méridionales que j’affectionne et c’est à Jodhpur, la ville bleue que commence ma quête des dessins de sol appelés mandana [1] dans cette partie de l’Inde. Les seuils des maisons locales me semblent bien dépouillés en comparaison de ceux des maisons tamoules où fleurissent chaque jour des allégories géométriques. Pourtant c’est une peinture de sol très colorée qui m’accueille sur le parvis d’une maison princière reconvertie en hôtel au luxe discret.
Chantal J.
Le Rajasthan, ou « pays des rois », porte bien son nom car c’est dans cette demeure privée que je fais connaissance avec certaines coutumes locales incarnées par le jeune couple royal. Les murs du couloir qui mène à ma chambre dévoilent des tranches de vie de toute la lignée. Des trophées hippiques et des coupes de polo gagnés par l’arrière-grand-père trônent parmi les portraits des ancêtres et les photos intimes de la famille.

Maharaj Bharat Singh

Maharaj Bharat Singh

Un cliché en noir et blanc posé derrière une lampe à huile attire plus particulièrement mon attention, car elle immortalise le père de mon hôte le jour de son mariage. On l’aperçoit debout en tenue d’apparat, entouré de femmes parées de voiles diaphanes aux motifs délicats. Tenant son épée à deux mains, il touche du bout de la lame une assiette de métal posée sur un dessin peint à même le sol et constitué de plusieurs carrés rehaussés en leur centre d’une fleur stylisée. La photo vieillie révèle à peine ce diagramme mais la coutume veut que le jour du mariage, l’époux repousse sur les côtés les assiettes de métal pour se frayer un chemin jusqu’à la divinité. La future épouse qui marche dans ses pas, doit les reposer une à une sur chaque carré sans faire de bruit. Par ce geste, elle exprime ainsi sa capacité à déployer patience et discrétion en toute occasion au sein du foyer. Lui c’est à sa manière de déplacer les plats qu’il démontrera son pouvoir de chef de famille et son habilité à protéger la maison. Ainsi commence pour moi l’histoire des mandana. Les diagrammes peints comme ceux des régions du Sud introduisent bien des cérémonies de la vie des Indiens. Naissance, mariage et autres fêtes du calendrier hindou sont autant de prétextes pour dessiner.

Mais comment poursuivre ma recherche ? Après quelques échanges avec mes hôtes, ils me présentent deux frères fermiers et guides occasionnels pour les clients de l’hôtel qu’ils emmènent dans leur jeep à la découverte des communautés Bishnoï  et de tisserands de tapis dhurries. L’un d’eux accepte de me guider et je me mets en route dès le lendemain avec l’espoir de contempler dans la cour d’une maison, des mandana annonciateurs de la fête des lumières ou Dipavali.


[1] Littéralement ornementation ou décoration.