Dessiner des padi kolam ou kolam à lignes

Posté par Chantal Jumel

Ces kolam se construisent à partir d’un point, d’un carré ou de lignes parallèles qui se croisent à angle droit ou en diagonale pour former des structures de base comme un carré, un cercle, une croix avec ses diagonales, un svastika ou de deux triangles superposés.

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Pour agrandir un padi kolam, on ajoute une série de traits parallèles à partir desquels de nouvelles lignes s’inscrivent en filigrane. Sur le pourtour du dessin, lotus, conques ou autres motifs décoratifs parachèvent l’œuvre dans la plus grande liberté.

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Ces kolam à lignes ou padi kolam psalmodient les pleins et les déliés des spéculations philosophiques inépuisables et tissent leurs contours autour d’un point central qui convient indubitablement le regard vers le cœur même du dessin.

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À l’instar des yantra ou des mandala, quatre portes faisant face aux quatre points cardinaux et représentées de manière très stylisée, interdisent l’accès à toute force négative ou destructrice.

Le centre d’un kolam à lignes n’est d’ailleurs jamais inoccupé mais marqué d’un ou de plusieurs points, de lignes diagonales, des motifs du soleil et de la lune, d’un pentagone ou d’un hexagone étoilé.

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Des femmes dessinent pour accueillir les dieux

Posté par Chantal Jumel

Le temple de Kapaliswarar à Mylapore, Chennai est renommé pour son festival qui prend place à la mi-mars-mi avril. C’est un mois particulier où l’on célèbre le mariage de Shiva et Parvati. Chaque jour durant 10 jours, des divinités diverses ainsi que les 63 Nayanmars (saints shivaites) sont emmenés en procession autour du temple. A ces occasions, ils font des haltes sous un dais afin de recevoir les offrandes des dévots et les femmes du voisinage dessinent un kôlam juste avant l’arrivée du palanquin sur roues.

Dessiner les kôlam

Posté par Chantal Jumel

Il existe deux sortes de kôlam, Les pulli kôlam ou kôlam à points et les kôlam qui se construisent à partir de lignes. Les premiers se construisent en alignant sur le sol des points en vis à vis ou en quinconce pour former un canevas.

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Ces points servent alors de support à des formes géométriques ou figuratives comme des fleurs, des animaux, des oiseaux ou des objets sacrés.

 

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Pour former des figures, on peut joindre les points d’une ligne droite ou sinueuse.

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Ou les contourner d’une ligne unique et continue.

 

 

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Le premier livre

Posté par Chantal Jumel

003Après avoir vu « le fleuve » de Jean Renoir, je voulais trouver un livre capable de détailler l’extraordinaire gestuelle graphique entrevue au commencement du film.  C’est en allant consulter les fiches de la bibliothèque du musée des Arts Asiatiques Guimet que je faisais connaissance avec un ouvrage minuscule intitulé « l’Alpona[1] ou les décorations rituelles du Bengale » publié aux Editions Bossard en 1921. Un livret qui décline au fil des pages des diagrammes géométriques, des représentations d’animaux, d’oiseaux et d’objets du quotidien ainsi que des chants et des textes qui accompagnent le répertoire graphique. L’introduction est écrite par le peintre Abanindranath Tagore neveu de Rabindranath Tagore, célèbre poète, romancier, compositeur,  peintre et prix Nobel de littérature en 1913.  Le ton bon enfant exalte la spontanéité, la fraîcheur des dessins de celles que le peintre appelle « nos filles du Bengale ».


[1] On utilise les deux mots : âlpona ou âlpana.

001    Cérémonie pour l'échange de paroles douces

C’est ainsi que tout a commencé

Posté par Chantal Jumel

renoir-fleuveEnfant je me rêvais danseuse, musicienne ou peintre et mon livre préféré s’appelait « Contes et Légendes de l’Inde ». Les images en noir et blanc montraient des hommes enturbannés, une assemblée de bonzes, un homme avec le faciès d’un éléphant et des personnages arborant moult bras et têtes. Parmi eux, il y avait une figure attirante, un jeune homme jouant de la flûte et qui semblait mystérieux avec ses yeux en amande.Il me fascinait sans que je sache vraiment pourquoi, si ce n’est qu’après plusieurs pages, il réapparut et cette fois dans une illustration colorée ; sa peau était bleue et la tiare posée sur la tête lui conférait une allure princière. Il s’appelait Krishna et le récit de ses exploits allait occuper une partie du livre et de ma vie. Une autre image montrait un roi aveugle sur un champ de bataille ; l’arrière-plan rougeoyant suggérait le sang et la férocité d’un combat sans merci, le sol était jonché de lances brisées et d’éléphants abattus, des femmes éplorées tendaient les bras dans le vide. Par cette évocation violente, je faisais connaissance avec le Mahâbhârata, une des plus grandes épopées de l’Inde.

Krishna, ce prince héroïque, ce bouvier joueur de flûte, je le croisais de nouveau dans le film mythique de Jean Renoir « le Fleuve » qu’il tourna au Bengale. Au détour d’une scène, l’une des héroïnes s’imagine en Râdha, la compagne du dieu à la peau sombre, elle danse pour lui et ses mains signent dans l’espace les louanges qu’elle lui adresse. Ce court épisode dansé ainsi que la scène d’ouverture du film devaient marquer durablement le cours de mon existence.

river8Dès la première image, Jean Renoir offre aux spectateurs la vision d’une main féminine qui s’applique à tracer sur le sol un cercle blanc parfait, suivi de quatre pétales orientés vers les points cardinaux tandis qu’une voix off entame le récit du film :« En Inde pour hono­rer un invité , les femmes décorent le sol de leur maison avec des dessins réalisés avec un mélange de farine de riz et d’eau ».

Le geste et la posture assise, fascinent mais pourquoi peindre sur le sol ? Pour quelles raisons ? Y a-t-il un répertoire ou est-ce simplement le résultat d’une imagination fertile ? La peinture demeure-t-elle ? J’allais trouver les réponses quelques années plus tard lorsque je décidais d’aller en Inde.

Voyage dans l’imaginaire Indien, Kôlam, dessins éphémères des femmes tamoules.

Posté par Chantal Jumel

OUVRAGE en cours de préparation, SORTIE automne 2013

En Inde du sud, juste avant le lever du soleil, sur les chemins de terre d’un village tamoul ou sur les trottoirs d’une cité soigneusement balayés, des mains anonymes créent du bout des doigts des peintures éphémères appelées kôlam. Le patrimoine de tradition orale est et demeure fragile et je forme le vœu que ces pages contribuent à enrichir les savoir-faire, les techniques et les patrimoines graphiques de  l’humanité. Une invitation au voyage qui s’offre comme une expérience sensuelle,  esthétique et philosophique de l’Inde et plus particulièrement de la culture du Tamil-Nadu.

Livre avec illustrations graphiques et planches couleurs.

Si vous êtes intéressés (ées), laissez vos coordonnées sur le site.

Salon l’Inde des Livres

Posté par Chantal Jumel

Inde des livresRendez-vous dimanche 18 novembre de 14h à 15h pour la signature de l’ouvrage

KŌLAM et KALAM, Peintures rituelles éphémères de l’Inde du Sud

Auteur: Chantal Jumel,  Editions Geuthner

Au salon « l’Inde des Livres » les 17 et 18 novembre 2012.
Mairie du 20arrondissement de Paris
Pour plus de renseignements contacter l’association
Les Comptoirs de l’Inde, 60, rue des Vignoles, 75020 Paris.
Tél. : 01 46 59 02 12

Bienvenue sur cette nouvelle interface!

Posté par Chantal Jumel

Bienvenue sur mon nouveau site,

J’aime l’interface et j’espère que vous l’aimerez également. Un onglet vidéo sera bientôt ajouté ainsi que des photos de mes voyages en Inde du sud sur la route des kolam. Je le mettrai à jour régulièrement et vous informerai de mes projets, des dates d’ateliers kolam et des conférences-démonstrations. N’hésitez pas à laisser vos commentaires ou à poser des questions concernant le monde des peintures ou décorations éphémères non seulement en Inde mais partout dans le monde.

D’ors et déjà je vous invite à participer à des ateliers

Découverte kolam au musée des Arts Asiatiques Guimet

Samedi 20 octobre, 10h30-12h30 et 14h-16h (salle des lotus)

Tarif 1 séance : 26 euros, la journée : 2 séances : 52 euros
Inscription obligatoire validée à la réception de son règlement
Inscriptions : resa@guimet.fr ou 01 56 52 53 45
Règlement par chèque libellé à l’ordre de l’agent comptable du musée Guimet ou par CB